Pas le temps de lire ?
À retenir
- Depuis fin 2024, il se publie plus d'articles écrits par IA que par des humains. Générer ne vaut plus rien : c'est le système autour qui fait ranker.
- SEO.md est un système gratuit de six skills : un fichier de stratégie à la racine de ton projet, et des agents qui planifient, écrivent, créent des outils et publient.
- Les garde-fous font la différence entre un blog indexé et un blog fantôme : plancher de mots, stats sourcées, anti-cannibalisation, dates étalées.
En novembre 2024, la part d'articles publiés sur le web écrits par des IA a dépassé celle des articles écrits par des humains, selon l'étude Graphite sur 65 000 URL. Autrement dit : générer 30 articles ne coûte plus rien, tout le monde le fait déjà. Et pourtant, la plupart de ces blogs ne décollent jamais. Le tien non plus, si tu t'arrêtes à la génération. Le vrai sujet du SEO IA n'est pas d'écrire des textes, c'est tout ce qu'il y a autour : quel mot-clé viser, quand publier quoi, quels liens tisser, et surtout qu'est-ce qu'on refuse de publier.

La génération ne vaut plus rien, le système vaut tout
Trois chiffres pour cadrer le paysage. Ahrefs a analysé 900 000 pages web créées en avril 2025 : 74,2 % contiennent du contenu généré par IA, et seulement 2,5 % sont de l'IA pure sans retouche humaine. Côté volume global, Graphite mesure que la part d'articles majoritairement écrits par IA plafonne autour de 50 % depuis début 2025. Et sur le ranking, une seconde étude Ahrefs portant sur 600 000 pages ne trouve aucune corrélation entre la part d'IA d'un contenu et sa position dans Google, avec une nuance qui change tout : le contenu 100 % IA n'atteint quasiment jamais la première position.
74,2 %
des nouvelles pages contiennent de l'IA
~50 %
des articles du web écrits par IA
0
corrélation entre part d'IA et position
Lis bien ce que ces chiffres disent ensemble : Google n'a rien contre l'IA, il a tout contre le contenu interchangeable. Utiliser un outil de génération ne te différencie plus, puisque trois quarts des nouvelles pages font pareil. Ce qui sépare un blog qui range d'un blog fantôme, c'est la couche du dessus : le choix des mots-clés, la profondeur réelle de chaque page, le maillage, la régularité. J'en ai fait l'expérience directe sur ce site : mes premières pages trop courtes finissaient en « Explorée, actuellement non indexée » dans Search Console. Google était passé, avait regardé, et avait décidé que ça ne méritait pas une place dans l'index. Ce n'est pas une erreur à corriger, c'est un verdict sur la valeur de la page.
SEO.md : un fichier à la racine de ton repo, comme ton README
C'est exactement cette couche stratégique que SEO.md industrialise. Ce n'est pas une idée de la semaine dernière : c'est la version que je partage gratuitement d'un système que je fais tourner depuis des mois, une IA qui recherche les mots-clés et rédige mes articles, d'abord sur le site de mon ancienne agence (passé de zéro à 200 000 impressions Google en trois mois), puis sur ce site, avec pas mal d'itérations ratées entre les deux. Le principe tient en une phrase : ton projet a un README.md, donne-lui un SEO.md. Ce fichier, posé à la racine de ton projet, est le contrat que tous les agents lisent avant d'agir. Il contient tout ce qu'un bon responsable SEO demanderait pendant sa première semaine : ce que fait ton produit (et ce qu'il ne fait pas), qui est ton lecteur exact, ta voix et tes mots interdits, ta page de conversion, où vit le contenu dans ton code, tes mots-clés à viser et les murs à ne pas attaquer, ton mix de contenus et ta cadence.

Le fichier se génère par interview (un skill scanne ton repo, pré-remplit ce qu'il peut déduire, et ne te pose que les questions restantes), mais il s'écrit aussi très bien à la main : c'est un document markdown, pas un format propriétaire. Et c'est lui qui garantit la cohérence : chaque article, chaque outil, chaque page comparative sort avec la même voix, le même lecteur cible et le même appel à l'action, parce que tous les skills relisent le même contrat avant de produire.
Six agents IA qui se répartissent ton SEO
Le pack contient six skills, chacun avec un rôle précis. Si tu découvres le concept de skill, on a détaillé le principe dans notre guide des meilleurs skills Claude Code pour lancer un SaaS : un fichier de méthode que ton agent applique automatiquement au bon moment.
| Skill | Rôle |
|---|---|
| seo-init | Scanne ton repo, t'interviewe, écrit le fichier SEO.md |
| seo-run | Le chef d'orchestre : décide et exécute UNE action par run |
| seo-plan | L'analyste : remplit le backlog de sujets typés et priorisés |
| seo-write | Le rédacteur : un article long-form sourcé, avec garde-fous bloquants |
| seo-tool | Construit un outil gratuit (calculateur, générateur) dans ton design system |
| seo-programmatic | Des lots plafonnés de pages comparatives ou de glossaire |
La pièce intéressante est le dispatcher, seo-run. À chaque exécution, il compare ton mix publié (articles, outils, pages programmatiques) aux cibles définies dans SEO.md, regarde le volume de recherche et l'intention des sujets disponibles (des chiffres vérifiés via l'API DataForSEO quand le connecteur est branché), et choisit la prochaine action la plus rentable. Si le backlog s'épuise, il relance l'analyste. Résultat : un blog varié qui ressemble à une vraie opération de contenu, pas à une rafale de 40 articles identiques datés du même jour. C'est lui que tu mets en cron, via une GitHub Action fournie dans le repo, et le système publie sans toi (en mode pull request par défaut : tu restes rédacteur en chef).
Les garde-fous qui font passer le cap de l'indexation
C'est la partie que tous les générateurs de contenu ignorent, et c'est celle qui fait ranker. Chaque contenu doit franchir une checklist bloquante avant publication, calibrée sur du vécu :
- Un plancher de mots dur (1 100 mots, cible 1 200 à 1 800). Sous ce seuil, mes pages finissaient non indexées. Et interdiction de gonfler : si un sujet ne remplit pas 1 100 mots utiles, on coupe le sujet, pas l'exigence.
- Zéro statistique sans source. Chaque chiffre vient d'une vraie recherche web et est lié à sa source. Les modèles inventent des chiffres plausibles avec un aplomb remarquable : cette règle est le pare-feu.
- Un mot-clé primaire par contenu, pour toujours. Le système tient un registre et refuse les doublons : deux pages sur le même mot-clé se cannibalisent et perdent toutes les deux.
- Des dates étalées. Un lot généré d'un coup est réparti sur une fenêtre réaliste, jamais estampillé du même jour. Un dump de 30 articles datés d'aujourd'hui, les lecteurs le voient, et Google aussi.
Le SEO programmatique a un interrupteur d'arrêt
Générer des centaines de pages fines est le chemin le plus court vers la désindexation du domaine entier : les règles anti-spam de Google nomment explicitement le « scaled content abuse ». Le skill programmatique du pack plafonne chaque lot (10 pages par défaut), impose un minimum de contenu unique par page, et commence par refuser le travail si les volumes de recherche ne sont pas vérifiés.
L'installation tient en deux commandes
Installe les skills
Depuis la racine de ton projet : npx skills add lsidore/seo-md. Le CLI détecte ton agent (Claude Code, Cursor, Codex et environ 70 autres) et place les six skills au bon endroit.
Branche les données de mots-clés (recommandé)
Crée un compte DataForSEO (l'API est en pay-as-you-go, quelques euros couvrent des semaines d'analyse) et connecte le MCP officiel à ton agent : la commande exacte est dans le README du repo. Sans ce connecteur, l'analyste fonctionne quand même, mais avec des volumes estimés au lieu de chiffres vérifiés. Pour choisir des mots-clés qui rapportent, la différence se sent vite.
Génère ton fichier SEO.md
Dans ton agent, demande « use the seo-init skill ». Il scanne ton repo, te pose les questions que le scan ne peut pas déduire, et écrit le contrat. Prends le temps de le relire : la qualité de tout ce qui suit dépend de la précision de ce fichier.
Lance le système
« use the seo-run skill » produit le prochain contenu le plus utile. Quand le résultat te convient, branche la GitHub Action fournie et le système tourne en pilote automatique, une action par jour ouvré.
Tout est en accès libre, gratuitement : des fichiers de méthode lisibles, que tu peux adapter à ta façon de travailler.
Ce que ce système ne fera pas à ta place
Soyons honnêtes sur les limites, parce que c'est là que se joue ta vraie décision. Un blog en pilote automatique ne sert à rien si le SEO n'est pas le bon canal pour ton stade. Le SEO est un jeu à six ou douze mois : si tu cherches tes 10 premiers clients ce trimestre, ta stratégie d'acquisition passera probablement par des canaux plus directs d'abord, et le blog se construira en parallèle, pas à la place. Le système ne choisira pas non plus ta conversion à ta place : un article qui range mais ne débouche sur rien (un lead magnet, un outil, un diagnostic) fabrique du trafic, pas des clients.
Et c'est le bon ordre pour décider : d'abord savoir si le SEO est TON canal prioritaire, ensuite seulement l'automatiser. Si tu n'as pas encore tranché, commence par le test ci-dessous, il est fait pour ça.
Quel canal pour TON SaaS ?
Deux questions, et on te montre ton canal idéal, avec ton plan d'acquisition complet.
Tu vends à…
Ton blog peut tourner tout seul. Encore faut-il que ce soit le bon canal.
Le diagnostic analyse ton SaaS et te dit où concentrer ton acquisition en premier, SEO compris.